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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 19:21
Brocard du 27 juillet‏ !!!!!

Nous sommes le lundi 27 juillet. Ce matin, Monsieur Villeneuve, le conducteur de chien de sang du Lot-et-Garonne, est venu faire une double recherche dans notre beau pays. Avec 100% de réussite, Monsieur Villeneuve et son chien ont retrouvé le brocard de Riri (trophée magnifique, très perlé, avec de la masse), ainsi que le jeune quatre-cors de Vicki (déjà son second brocard, elle démarre très fort pour sa première saison de tir d'été!). Avec deux bracelets fermés le 27 juillet, et une invitation prévue pour mardi soir (donc pas de sortie chasse ce soir là), je me dis que je ferais bien d'aller chasser moi aussi le 27 au soir, puisque je suis libre. La météo annoncée n'est pas particulièrement favorable à l'appeau (toujours du vent, avec des rafales), mais qui ne tente rien n'a rien. Je décide donc l'aller au bois de Navarre à Duras, un de mes spots favoris. J'y ai tué un joli brocard en velours au tradi, tête bizarde, en février dernier.

Récemment nous avons remis un treestand au spot que Vicki aime tant. C'est vrai que ce spot est sympa, on a une vue assez dégagée à 360° autour, on est au coeur du bois, il y a des coulées très marquées et récemment de nombreux grattis ont vu le jour. Et ce treestand Millennium est d'un confort incroyable, on s'y endormirait facilement! Vu que c'est toujours bibi qui doit se taper l'installation des treestands en se prenant une bonne suée, j'estime légitime le droit d'aller y poser mon royal fessier aussi! Non mais! Comme prévu il y a du vent, mais pas trop. Nous avons laissé ce spot tranquille depuis une bonne semaine, c'est la bonne soirée, c'est sûr, je vais commencer à appeauter et je vais voir un troupeau de brocards accourir! Ouais tu parles ... Je commence une séquence d'appels, qui ne donne rien. J'enchaînerai ainsi des séances d'appeau, toutes les 12 à 15 minutes, toutes infructueuses. Pas un chevreuil à l'horizon, rien ne bouge, pas même une chevrette. Que ce passe-t'il? Où sont passés tous ces chevreuils vus durant l'hiver dans ce bois? Où sont les auteurs de tous ces régalis?? Il est un peu plus de 21h10, et dans ma tête se fomente un nouveau plan machiavélique. Puisque l'appeau ne donne rien ici et que rien ne bouge, je vais descendre, et profiter du temps de jour restant pour sortir du grand bois et aller traîner le long des lisières et tenter des appels dans les petits bosquets. J'y aurai certainement plus de réussite!

Mais tandis qu'au moment même où j'allais désencocher ma flèche pour me préparer à descendre l'arc, un léger bruit attire mon attention de prédateur affûté. Mon regard se porte sur une tâche rousse, au loin derrière moi. Mes jumelles me permettent de voir qu'il s'agit d'un joli brocard, ses andouillers se distinguent bien. Après avoir frotté, il se déplace et disparaît de ma vue. Tandis que mes yeux le cherchent désespérément, je tente quelques coups de buttolo. Hélas, pas de galop, pas de gentil brocard qui me vienne droit dessus, non rien de tout ça. Je l'ai vraiment perdu de vue, et je dois prendre une décision rapide. Si je descend maintenant, il y a trop de risques de me faire griller, il est peut-être encore tout près. Mais je sais que la lumière va vite diminuer dans le bois, donc je n'ai pas beaucoup de temps devant moi. Enfin, j'entends des pas. Ce brocard marche dans le bois, il gratte un peu, mais je ne le vois toujours pas. Je scrute avec mes jumelles, mais toujours rien en visuel. Pourtant le bruit de pas se rapproche, lentement, mais sûrement. Enfin, je vois, il a fait un grand contour sur ma droite et il est en train de s'approcher de mon spot. C'est un brocard prudent, qui se déplace lentement, il fait un pas ou deux, s'arrête, observe, mange une feuille par ci, par là, puis refait un pas. Les minutes s'égrainent lentement, t-r-è-s len-te-ment, le temps semble figé. J'essaye de contrôler ma respiration, j'entends le battement de mon coeur trop rapide, il faut que j'arrête de fixer ce qu'il porte sur la tête, ça va finir par me jouer des tours!!! Les grands brocards me rendent toujours fébrile, même après toutes ces années. Alors qu'il semble prendre la direction de cette coulée qui passe devant moi, et qui va me permettre de le tirer de profil à une distance très raisonnable, il décide de faire du "hors-piste" et vient lentement droit vers mon arbre. J'explique souvent aux débutants que les chevreuils, tout comme les renards, sont capables de localiser la provenance des appels de façon très précise, bien mieux qu'un GPS, et en voici encore une nouvelle preuve. Va-t'il passer à gauche ou à droite (au moins je sais qu'il ne va pas pouvoir passer à travers l'arbre!), j'espère à gauche, et bien non il prend à droite. Zut et contre zut, je dois alors me positionner entre les deux troncs (celui qui porte mon treestand, et celui à ma droite) et pour cela je dois réussir à pivoter sans heurter le tronc avec ma flèche. Aïe, ma flèche touche doucement le tronc, heureusement le bruit est très subtil, mais maintenant la poulie de mon arc touche ma sangle de harnais de sécurité, bon il faut manoeuvrer avec d'extrêmes précautions, surtout que le brocard est en train de passer directement derrière mon arbre, il est à moins de trois mètres. Je pense à de la nitroglycérine, un terrain miné, je voudrais être ailleurs, maman, je veux rentrer à la maison, il faut rester maître de soi, jeune scarabée es-tu prêt pour cette épreuve? Maintenant je pourrais presque tenter d'armer, mais hélas le carquois de mon arc touche le dossier du treestand, au format XXL. Qui a dit que la chasse à l'arc était facile? Le brocard continue d'avancer, pas après pas, mais si lentement, avec tant de précautions. Il faut que quelque chose se passe, il faut en terminer, sinon c'est lui qui va me tuer!!! Je ne vais pas pouvoir armer maintenant, je suis désormais coincé contre le tronc, il faut que je refasse une manoeuvre et que je pivote autour du tronc pour me préparer à le tirer lorsqu'il aura dépassé mon arbre. Mais tandis que je pense très fort, peut-être trop, à tout ça, le sixième sens du brocard le fait sursauter! My god, que se passe-t'il?? Il détale, il a dû capter quelque chose, une saute de vent, un léger bruit du grand dadais maladroit sur son treestand, un instinct de survie trop fort?

Tandis que mon moral s'effondre et que je pense mes espoirs envolés pour de bon, l'animal parcourt seulement une quinzaine de mètres et s'arrête. Là il faut vraiment prendre une décision très très vite, petit scarabée. Je n'ai plus besoin de pivoter derrière le tronc, je peux armer tel que je suis. Le brocard fait un pas ou deux, et se positionne en fort trois-quart arrière. J'estime la distance à 18/20 mètres environ. C'est la limite que je me fixe sur les chevreuils. Il est maintenant immobile, il semble s'être calmé, mon pin est posé sur l'arrière de ses côtes (il faut viser bien en arrière car il est en position 3/4 arrière prononcé). C'est maintenant ou sans doute jamais! La flèche part et je vois mon encoche lumineuse bleue disparaître là où je visais.

L'animal détale dans un galop désespéré. Il parcourt à peine une petite cinquantaine de mètres et fait des roulés boulés impressionnants. Il est désormais couché sur son flanc, totalement immobile, la vie l'a déjà quitté, la forêt retrouve son calme, et je tente d'en faire de même. Il est 21h31.

C'est un très joli six, avec de longs merrains. Le trou d'entrée est très impressionnant (nous avons pris quelques photos à but pédagogique), j'ai utilisé une lame articulée Spitfire Edge. On peut passer le poing dans le trou qui a presque coupé le chevreuil en deux! Les deux poumons ont été pulvérisés, mais je n'ai pas touché le coeur. Ce soir, je ferme le troisième bracelet de la journée.

Date: 27 juillet 2015 Lieu: Duras, bois de Navarre Distance de tir: 17/18 mètres (légèrement revu à la baisse après coup) Distance de fuite: une cinquantaine de mètres Atteinte: deux poumons (3/4 arrière, entrée arrière des côtes, sortie entre les pattes avant) Arc: compound Hoyt Nitrum Turbo 58# Flèche: Beman Black Max (de 2006!!) avec lame NAP Spitfire Edge Appeau: buttolo et Rottumtaler

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